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Croquis: Bibracte au Mont-Saint-Vincent
d'après E. Mourey
César a écrit qu'il se trouvait à 27 kilomètres
de Bibracte la veille du combat qu'il remporta contre les Helvètes
en 58 avant J.C..
Emile Mourey, ancien officier de carrière, après avoir
retraduit les Commentaires de César, a acquis la conviction que
la bataille ne pouvait avoir lieu qu'au pied de la colline de Sanvignes,
près de la ville actuelle de Montceau-les-Mines. La description
précise du terrain par César, le déroulement des combats,
ne pouvaient s'appliquer que sur le champ de bataille bien particulier
qui s'étendait à proximité d'un oppidum et d'une grande
voie de circulation.
Partant de là, le texte des Commentaires interdisait de placer
Bibracte au Mont Beuvray. En revanche, le site du Mont-Saint-Vincent, non
loin de Cluny, convenait parfaitement.
Emile Mourey étudia d'autres textes grecs et latins qui faisaient allusion
à Bibracte. Il découvrit que les informations qui s'y trouvaient
ne pouvaient s'appliquer qu'au site du Mont-Saint-Vincent, et en aucun
cas au site du Mont Beuvray.
Réécrivant l'histoire de la Gaule dans cette nouvelle
optique, il s'apercevait que Bibracte avait survécu à la
défaite et qu'elle avait continué à régner
sur la Gaule gallo-romaine, mais non plus sous son nom gaulois d'origine,
mais sous le nom latin d'Augustodunum.
Le souvenir de Bibracte au Mont-Saint-Vincent s'est perdu au Moyen âge.
En 950, son nom n'est plus connu que sous son nom actuel. C'est la plus
importante ville murée et fortifiée de la Bourgogne du sud.
Les puissants comtes de Chalon en ont fait leur forteresse.
Le château fort sera rasé par le roi de France, en 1166.
A la Révolution, les archives seront brûlées.
Photos: vues sur les remparts
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